The 13th Gwangju Biennale - Ashakan
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The 13th Gwangju Biennale

The 13th Gwangju Biennale

  • Dirigée par Defne Ayas et Natasha Ginwala, la 13e Biennale de Gwangju aura enfin lieu du 1er avril au 9 mai 2021, sous le thème "Minds Rising, Spirits Tuning".

LA BIENNALE DE GWANGJU

Fondée en 1995 à Gwangju, en Corée du Sud, la Biennale de Gwangju est la plus ancienne biennale d’art contemporain d’Asie. Gwangju est connue pour sa longue tradition d’art et de culture mais est également reconnue pour avoir été le théâtre du soulèvement démocratique des étudiants contre la dictature militaire en 1980, le Gwangju Democratization Movement.

Ainsi, la Biennale de Gwangju a été fondée en tant que plateforme de diffusion des valeurs culturelles, qui ont permis cette révolution, à l’échelle internationale et ce afin de rendre hommage à ce soulèvement du peuple sud-coréen. C’est aussi leur façon de garder la flamme de la démocratie et de guérir de l’histoire traumatisante de ce soulèvement de mai 1980 par des moyens esthétiques.

La 13e édition, qui devait à l’origine marquer le 40e anniversaire du soulèvement démocratique de Gwangju a été reportée en raison de la pandémie du Covid 19 et se tiendra finalement à partir du 1er avril prochain.

LA SCENE DE L’ART CONTEMPORAIN EN COREE DU SUD

Bien que l’art contemporain coréen ait connu des retards dans son développement pendant plus de vingt ans, la scène artistique coréenne actuelle affiche une forte présence dans le monde de l’art avec des artistes comme Paik Nam-june, Lee Ufan, Oh Se-yeol, Soh Eun-myung, Lee Kun Yong, Kim Sang-Lan, Hyungkoo Lee, Shan Hur, Yun Soo Kim, Ahn Se-kwon, Sang-Kyoon Noh, Kim Chang-kyun, Joon Kim, Lee Bul, Kimsooja ou Haegue Yang, Kim Ki-chul, Moon Kyungwon, Jeon Joonho, Jeong-Hwa Choi, Kim Soo Yun, Kim Myeongbeom, Nikki Seung-hee Lee, Jung Lee, Kim Sung-chul, Hwang Sam-yong, Hwang Sam-yong, Yin-Ju Chen & Li-Chun Lin (Marina), Hyun-Taek Cho, Tishan Hsu, Jeong Kwan, Sangdon Kim, Sylbee Kim, Gap-Chul Lee, Kangseung Lee, Sangho Lee, Liliane Lijn, Candice Lin, Vivian Lynn, Min Joung-Ki, Moon Kyungwon, Moon & Jeon, Gala Porras-Kim, Tcheu Siong, Shen Xin…dont certains font partie de la liste officielle des artistes de la 13th Gwangju Biennale.

Min Joung-Ki, View of Oksoonbong Peak from Dungjibong Peak, 2007. Oil on canvas, 208.5 x 278 cm. Photo: Chunho An.

© Gap-Chul Lee.

Moon Kyungwon and Jeon Joonho, El Fin del Mundo (The End of the World) (2012). Two-channel HD video installation with sound. 13 min 35 sec. Courtesy the artists and Gallery Hyundai.

Yin-Ju Chen and Li-Chun Lin (Marina), Sonic Diving, 2018–21, video still.

La Corée a également réussi à acquérir une renommée internationale dans l’industrie cinématographique ainsi que le divertissement, et les personnes travaillant dans ces secteurs se réfèrent à l’art contemporain en y empruntant des motifs et en réalisant des collaborations. En 2020 par exemple, le groupe de K-pop BTS a lancé « Connect BTS », un projet mondial de mécénat d’art contemporain visant à faire découvrir l’art à travers la musique dans 5 grandes villes du monde dont Séoul.

Par ailleurs dans l’Art Power 100, un ratissage annuel des 100 personnes les plus influentes du monde de l’art publié par le magazine d’art britannique ArtReview, deux Sud-Coréens y sont nommés à savoir Lee Hyun-sook, présidente de la Galerie Kukje à Séoul, et Kim Sun-jung, conservatrice internationale et présidente de la Fondation de la Biennale de Gwangju.

Hyun-sook. Crédit photo: Galerie Kukje.

Kim Sun-jung. Crédit Photo : Gwangju Biennal.

C’est dire que la Biennale de Gwangju a contribué à l’essor de la scène artistique coréenne et qu’elle reste un moteur de l’art contemporain en Asie.

LES SPECIFICITES DE LA 13EME EDITION DE LA BIENNALE

Conduite par Defne Ayas et Natasha Ginwala comme directrices artistiques, la 13e édition de la Biennale de Gwangju sous le thème principal, « Minds Rising, Spirits Tuning », entend examiner le spectre de « l’esprit communautaire », à l’ère de l’émergence de la super-intelligence. La biennale lance divers programmes englobant une exposition sur la plateforme éditoriale « Minds Rising », et une série de forums publics « GB Talks | Rising to the Surface : Pratiquer des avenirs solidaires ».

La Biennale développera aussi pour cette édition de nouveaux projets dont le projet Pavillon, un projet de collaboration avec les institutions artistiques étrangères : Le Kunsthaus Pasquart de Suisse et le Taiwan Contemporary Culture Lab.

Contrairement à l’édition précédente lors de laquelle onze conservateurs de différentes spécialités ont travaillé séparément pour organiser sept expositions, le duo assurant la direction artistique a travaillé sur des projets stimulants, dans différentes régions, afin de reconsidérer l’histoire ou la situation de ces régions en utilisant des cadres transdisciplinaires ou des contextes multiplexes.

De nos jours, la rupture vis-à-vis de l’Occident est de plus en plus une question centrale dans le monde de l’art en dehors de l’Occident. En effet, de nombreuses initiatives ont questionné ce rapport. C’est pourquoi cette XIIIe édition, la plus ancienne biennale contemporaine asiatique s’engage à présenter un cadre de référence libre de la domination euro-américaine, en mettant l’accent sur des projets esthétiques pluriels, notamment avec l’Afrique et sa diaspora.

See Also


Defne Ayas and Natasha Ginwala, Les Directrices artistiques de la 13e Biennale de Biennale de Gwangju.

LA PRESENCE AFRICAINE A L’EDITION 2021

S’efforçant d’être un lieu connectant les arts du monde entier, la Biennale de Gwangju présente activement des artistes des pays africains et de la diaspora depuis sa première édition en 1995. Il est important d’évoquer la nomination d’Okwui Enwezor en tant que directeur artistique de la 7e édition de la biennale.

Au titre de la 13ème édition, on retrouve de nombreux artistes plasticiens africains ainsi que des musiciens et danseurs. On citera pêle-mêle, Abu Bakarr Mansaray (né en 1970, Sierra Leone), Emo de Medeiros (né en 1979, Bénin/France), Farid Belkahia (1934-2014, Maroc), le collectif égyptien Nasa4Nasa, Ouattara Watts (né en 1957, Côte d’Ivoire/Amérique), Seyni Camara (né en 1945, Sénégal), Siyabonga Mthembu (Afrique du Sud), etc.

Cymbalique 0110 Space Invaders, 2020. Acier, étain à souder électronique, aimants, Courtesy de l’artiste. © Emo de Medeiros.

Ouattara Watts, Splash of the spirit, 2018. Mixed media on canvas, 137×122 cm. Photo Galerie Cécile Fakhoury.

Le nom du pionnier de l’art vidéo, Theo Eshetu, un artiste éthiopien qui a mis en valeur la culture africaine tout au long de sa carrière artistique, figure également sur la liste sans oublier les artistes afro-américains Jacolby Satterwhite (née en 1986 aux États-Unis), Trajal Harrell (née en 1973 aux États-Unis), Vaginal Davis (née en 1969 aux États-Unis), les artistes de la diaspora comme l’afro-brésilienne Sonia Gomes (née en 1948 au Brésil) et Gérard Fortuné (né en 1924 en Haïti).

Sonia Gomes, Acordes Naturais, 2018, stitching, bindings, different fabrics and laces, dimensions variable, photography by Bruno Leão © Sonia Gomes.
Par Yuko Nakamura.
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